Avis d'expert

Avis d’expert : orienter l’épargne vers l’économie réelle…

#épargne #gestion de patrimoine

Retour d’expérience de Patrice Henri, Directeur général délégué d’Harvest, sur la conférence « Orienter l’épargne vers l’économie réelle… », organisée avec PSE le 15 novembre dernier.

L’épargne des ménages français est abondante, voire surabondante… Elle serait toutefois mal orientée, trop immobilière… La structure de l’épargne financière est jugée trop prudente.

Manque de culture et d’éducation financière ? D’appétence au risque ? De confiance ? Fiscalité sur les produits actions trop lourde ? Réglementation prudentielle de plus en plus contraignante ? Inadaptation de l’offre de conseil bancaire ou financier ? Innovation produits trop timorée ? Les comparaisons internationales ne sont pas probantes…

 

Une véritable opportunité conjoncturelle

Patrice Henri, Directeur général délégué d’Harvest :«Les professionnels, au travers de cette réorientation de l’épargne, disposent d’opportunités de conseils à forte valeur ajoutée, de marges de développements dans la   gestion d’actifs, et donc de performances financières améliorées»

Une épargne abondante, stable et sécurisée

Le marché français de l’épargne est caractérisé, comme d’autres places européennes telle l’Allemagne, par une abondance d’épargne et de liquidités.

Cette épargne et ces liquidités permettent aux banques de très largement distribuer du crédit aux entreprises en bonne santé, avec des taux faibles et peu de garanties en collatéral.

Le financement de haut de bilan est aussi largement disponible, en particulier pour le capital développement. Il est en revanche trop faible pour le capital risque alors que cet actif présente des niveaux de risques contenus ces dernières années et des rendements élevés.

Cette épargne est abondante et aussi très stable dans le temps. Elle est malheureusement très (trop) sécurisée, avec des placements immobiliers représentant plus de 50% de l’épargne totale et plus des deux tiers de la partie financière investis en produits de taux.

De surcroît, la distribution de cette part financière est très largement intermédiée via les réseaux de distribution bancaires et assurance qui ont peu de culture et de pratique des marchés financiers, au moins dans la partie retail de leur activité, ce qui aggrave le biais sécuritaire de l’épargnant.

Les visites mystère de l’AMF font d’ailleurs bien ressortir cette situation, avec des constats sur la prise en compte d’horizons d’investissements trop courts, donc avec moins de risques, et des démarches encore trop centrées produits.

Une place importante pour le conseil, créateur de valeur

Tout ceci conduit au paradoxe d’une épargne à la fois abondante et stable, mais très faiblement investie sur des actifs productifs alors que ce sont les plus rentables. Il y a donc une place importante pour le conseil, créateur de valeur tant pour le client que pour l’économie. En effet, l’une des conséquences de cette mauvaise orientation de l’épargne est  un moindre financement par le haut de bilan. Ceci ne permet donc pas de faire émerger les champions de demain et la consolidation des ETI françaises tend à se réaliser aux Etats Unis ou en Asie plutôt qu’en Europe.

Mais il y a une véritable opportunité conjoncturelle à la réorientation de cette épargne vers des investissements productifs, c’est-à-dire des placements de haut de bilan au sens large.

 

“Il y a une véritable opportunité conjoncturelle à la réorientation de l’épargne vers des investissements productifs, c’est-à-dire des placements de haut de bilan au sens large.”

Une conjonction d’intérêts convergents entre les épargnants, les régulateurs et les professionnels

En effet il existe une conjonction d’intérêts convergents entre les épargnants, les régulateurs et les professionnels.

Les épargnants d’abord, car ils subissent depuis plusieurs années des rendements très faibles sur leurs actifs sans risques. Ils recherchent donc de meilleures performances en privilégiant un conseil émanant de professionnels. Ils veulent optimiser la couverture de leurs besoins de long terme, en particulier la retraite et la succession.

Les régulateurs ensuite (en particulier l’ESMA), qui demandent moins d’approche par les produits, plus de diversification dans les investissements, et qui ouvrent un « droit à la première fois » pour les investissements.

Les professionnels enfin qui, au travers de cette réorientation de l’épargne, disposent d’opportunités de conseils à forte valeur ajoutée, de marges de développements dans la   gestion d’actifs, et donc de performances financières améliorées.

Pour ce faire Harvest met à leur disposition des outils d’agrégation des avoirs bancaires et financiers de leurs clients, de gestion digitale de la réglementation, de KYC et de toute la gestion dématérialisée des documents. Les clients finaux ont accès à la même vision que leur conseiller avec lequel il vont ainsi pouvoir construire leur stratégie patrimoniale, simuler leurs projets, mettre en place les investissements adaptés et les contrôler dans le temps.

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