Veille patrimoniale

Epargne et investissement – 1er baromètre annuel de l’AMF

#épargne

1er baromètre de l’épargne de l’AMF – Quelles tendances en 2017 ?

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a organisé au cours du mois d’octobre 2017 une étude des attitudes et opinions d’épargnants à l’égard des produits financiers. Le résultat de cette enquête, menée sur un échantillon représentatif de la population et qui a été publiée le 7 février dernier, montre une constance quant à l’attachement des Français pour les placements garantis. Pour placer une somme importante, les produits sécuritaires du type livrets d’épargne et comptes sur livret restent toujours privilégiés (41 % des épargnants) avant les contrats d’assurance vie en euros (28 %) et l’épargne logement (26 %) pour des raisons habituelles de disponibilité et de sécurité de l’épargne.

Toutefois, une nouvelle tendance se profile puisqu’il semblerait qu’une proportion importante des épargnants verrait les actions comme un outil intéressant de diversification (56 %) et de développement d’une épargne à long terme (48 %). Bien que cette appétence pour la Bourse ne soit réservée qu’à un nombre encore limité de personnes (28 %), cette évolution laisse penser qu’il existe un potentiel non négligeable de souscription en actions à court terme (autour de 7 % des Français). D’une manière générale, les actions gardent cette image d’un placement trop risqué et réservé à des personnes qui s’y connaissent.
Malgré le développement de nouvelles habitudes de consommation avec les banques en ligne par exemple, le conseiller bancaire habituel reste le principal prescripteur dans les choix de souscription (57 %). Les conseils de l’entourage (parents, amis, proches, etc.) peuvent également influencer de façon importante la prise de décision lors de la souscription d’un contrat.

Les principales préoccupations des Français du point de vue de leur épargne restent le financement de dépenses imprévues (82 %), la constitution d’un capital en vue de la retraite (69 %) mais aussi le financement des besoins liés au vieillissement tels que la perte d’autonomie (73 %) et les dépenses de santé (77 %). Ces derniers chiffres peuvent d’ailleurs atteindre des proportions plus élevées dans le cas où le patrimoine financier détenu dépasse les 50 000 € et plus. Dans tous les cas, le comportement d’épargne reste limité en raison principalement d’un manque de moyen. Sur les 27 % n’ayant pas pu épargner au cours des 12 derniers mois, 80 % d’entre eux ont avancé cette explication. En moyenne, l’enquête indique qu’environ 287 € sont mis de côté chaque mois de façon régulière.
Enfin, s’agissant de la préparation de la retraite, seuls 16 % des Français procèdent à des virements réguliers pour répondre à cette préoccupation et près de la moitié des épargnants n’ont jamais ou quasiment jamais fait cette démarche. Plus inquiétant, 54 % des épargnants estiment que le montant consacré à leur retraite ne sera pas suffisant. L’investissement dans les actions pourrait peut-être à l’avenir répondre à cette problématique.

Sources :
> Comm. presse AMF, 7 févr. 2018
> Baromètre de l’épargne et de l’investissement, AMF, déc. 2017

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